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Réflexion : Le Denkoroku, le Vénérable Punyayashas.

Le Denkoroku, le Vénérable Punyayashas.

 

Cas

 

Le onzième Patriarche, le Vénérable Punyayashas, se tenait les mains jointes devant le Vénérable (Pârshva). Le Vénérable (Pârshva) l’interrogea, en disant : « D’où venez-vous ? ». Le maître (Punyayashas) dit : « Mon esprit ne s’en va pas ». Le Vénérable (Pârshva) demanda : « En quel lieu demeurez-vous ? » Le maître (Punyayashas) dit : « Mon esprit ne s’arrête pas ». Le Vénérable (Pârshva) demanda : « N’êtes-vous pas fixé ? » Le maître (Punyayashas) dit : « De même que tous les Bouddhas ». Le Vénérable (Pârshva) dit : « Vous n’êtes pas tous les Bouddhas, de même que tous les Bouddhas ne sont pas »

 

Réflexion : 

 

L’esprit, si difficile à percevoir sans aucune racine, ni origine, ni lieu propre ici ou là, sans contour, ni interne ni externe, ni même entre les deux, sans couleur, inaccessible et si proche, intime de nous-mêmes. 

 

Aucune pensée ne peut le remplir ni même le définir. L’insondable nature fondamentale de l’esprit, vaste comme l’espace, ni masculin ni féminin, intemporel et accueillant.

 

Au fur et mesure qu’on le contemple la perception s’éteint et l’identité disparaît. 

 

Cela peut paraître effrayant pour l’identité, mais il n’en est rien une fois la vue éclaircie. 

 

Alors, sondant l’insondable ne trouvant nul trace de l’esprit. Une question surgit : L’esprit est il fictif et irréel ? Pourtant, on lui attribue tellement de qualificatifs transitoires et fictifs ! 

 

Face à ce mystère le grand Koan émerge : « l’esprit n’existe pas en tant qu’esprit, peut-être la totalité tél quel, juste Cela.  »

 

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Taïun